Message d'erreur

  • Warning : include_once(/var/www/sdb/b/2/prolegomenes/apocope/sites/all/modules/views/modules/node/views_handler_field_node.inc): failed to open stream: No such file or directory dans _registry_check_code() (ligne 3491 dans /var/www/sdb/b/2/prolegomenes/apocope/includes/bootstrap.inc).
  • Warning : include_once(): Failed opening '/var/www/sdb/b/2/prolegomenes/apocope/sites/all/modules/views/modules/node/views_handler_field_node.inc' for inclusion (include_path='/var/www/sdb/b/2/prolegomenes/include:.:/usr/php5/lib/php') dans _registry_check_code() (ligne 3491 dans /var/www/sdb/b/2/prolegomenes/apocope/includes/bootstrap.inc).
  • Warning : include_once(/var/www/sdb/b/2/prolegomenes/apocope/sites/all/modules/views/modules/user/views_handler_field_user_name.inc): failed to open stream: No such file or directory dans _registry_check_code() (ligne 3491 dans /var/www/sdb/b/2/prolegomenes/apocope/includes/bootstrap.inc).
  • Warning : include_once(): Failed opening '/var/www/sdb/b/2/prolegomenes/apocope/sites/all/modules/views/modules/user/views_handler_field_user_name.inc' for inclusion (include_path='/var/www/sdb/b/2/prolegomenes/include:.:/usr/php5/lib/php') dans _registry_check_code() (ligne 3491 dans /var/www/sdb/b/2/prolegomenes/apocope/includes/bootstrap.inc).

L'entreprise et les Néo-salauds

Je viens d'entendre (Cash-investigation à la télévision) l'interview d'un ancien DRH qui vient d'écrire un livre dénonçant les pratiques qu'utilisent maintenant beaucoup d'entreprises pour licencier les salariers.

ISBN : 2749158052 Éditeur : Le Cherche midi (15/03/2018)

Résumé : Harceler et licencier en toute impunité." L'entreprise a décidé de mettre un terme à votre contrat. " J'annonce à Marie-Antoinette que ses trente années de service prennent fin.

Option 1 : un licenciement dont le motif, infamant, reste à inventer ;

option 2 : en échange d'une somme d'argent, la victime renonce à nous poursuivre.

Surtout, éviter le blocage ; laisser croire au futur chômeur qu'il a une marge de manoeuvre... Même si celle-ci revient à choisir entre la peste et le choléra. Objectifs inatteignables, injonctions paradoxales, harcèlement moral, évaluations truquées, propagande corporate... Pour la première fois, un DRH dénonce la collusion entre les ressources humaines et les directions d'entreprise visant à dissoudre le lien social, et à instaurer une culture de la peur. L'auteur révèle ici les techniques froides et cyniques de licenciement abusif, les pratiques scandaleuses et hypocrites de sa fonction qui n'a d'humain que l'adjectif. Les ressources humaines ne sont en réalité que des marionnettes dont les fils sont tirés par le pouvoir en place. Quant à l'individu, il est réduit à un coût que l'entreprise tolère et exploite en attendant de pouvoir s'en passer.

Un récit glaçant et décapant sur l'enfer des RH, où tous les coups bas sont permis.

Citation : https://www.babelio.com/livres/Bille-DRH--La-machine-a-broyer/1027477

Quand on entend cela et qu'on a travaillé dans une entreprise dont les méthodes rapelle ce qu'il décrit, on a une grande satisfaction à voir exposé clairement ce dont on a eu plus ou moins à subir.
Le plus choquant ce n'est pas que ça se passe ainsi, c'est plutot que la contradiction avec le discours sur les valeurs humaines qui sont mises en avant avec grandiloquence.
Par ailleurs, il faut se poser des questions sur le monde de l'entreprise qui rend possible et banalise le comportement de celui qui de mainière routinière, avec une méthodologie pseudo-scientifique éprouvée, celui qui gagne sa vie qui la gagne bien en détruisant la vie des autres. Ce qui est choquant, c'est la normalité, la banalité d'une action méthodique, quotidienne pour détruire des personnes.
Ce qui est horrible c'est la bonne conscience de celui dont c'est le métier, tout est organisé pour qu'il ne se pose pas de questions : ce n'est pas lui qui prend la décision de licencier, on lui demande, simplement, de mettre en oeuvre cette décision, avec le moins de remous possible, avec le moins de casse, non pas pour le salarier licencié, mais pour l'entreprise. Tous les moyens sont bons et si l'éxécuteur a le talent de casser la victime pour qu'il ne puisse plus se défendre, c'est un "bon" !
Comme beaucoup d'entre-nous, ce DRH a fait ce qu'on lui demandait, sans trop se poser de questions qui auraient pu l'amener à choisir de continuer à faire ce travail ou bien d'y renoncer avec les avantages qui allaient avec.
C'est ce qu'on appelle un salaud ordinaire. Je n'ai pas à juger un autre homme, j'ai peut-être, moi aussi été un salaud à un moment ou à un autre, la question c'est qu'un système, l'entreprise, qui est si important dans notre vie, met les hommes dans une situation aussi inhumaine, aussi dégradante, que ce soit pour ceux qui sont jetés sans raisons valables et aussi pour celui qui doit le faire. Ca fait penser au boureau dont le geste est juste quand il exécute un assassin, mais indigne quand c'est un innocent et qu'il le sait. Certaines professions reconnaissent un "droit de retrait" quand ce qu'on leur demande est contraire à leur principe ou à leur convictions, dans le cas de ce DRH, non seulement il ne se pose pas de questions morales, mais il semblerait, au contraire, que cette aptitude à "exécuter" sans états d'âme soit sa carte de visite, le domaine d'excellence qu'il vend aux entreprises.
Toutes proportions gardées, ça pourrait faire penser à la relation du procès Eichmann par Hannah Arendt, la banalité du mal et la bonne conscience de l'accusé qui n'a fait "qu'exécuter les ordres" en bon soldat qu'il était.
Ce n'est, bien entendu pas comparable par l'empleur des conséquences, mais ce DRH, lui aussi, n'a fait qu'exécuter les ordres sans se poser de question morale.
Que penser du livre qu'il vient de publier, je ne sais pas si c'est une façon de soigner une mauvaise conscience tardive ou bien si c'est un bon coup éditorial et le comble du cynisme...